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L'historique du Coupe-Chou
La facade du restaurant
(English version)
Trois comédiens, Francis Lemonnier, Francis Nani et Christian Azzopardi, décident de créer un restaurant de nuit pour accueillir les acteurs et les clients après le spectacle. Ils achètent un immeuble, le restaure, armés de patience et de ténacité.
Le 3 novembre 1962, le restaurant « le Coupe Chou » ouvre ses portes pour la première fois. On peut y rencontrer toutes les vedettes françaises ou étrangères, le restaurant ne désemplit pas. La formule, restaurant de nuit avec une belle carte, marche.
Le charme retrouvé de cette demeure Louis XIII émerveille, le Coupe Chou devient le restaurant des amoureux. En 1965, ils achètent l'immeuble mitoyen, le 11 rue de Lanneau, qui est un bar de routiers, appelé « le Puits Certain ».
Deux ans de travaux, de recherches historiques, des mois de prospection chez les antiquaires à la recherche de meubles et de bibelots, redonnent à cette maison sa réelle apparence, datant du XVIIème siècle.
Aujourd'hui, « le Puits Certain » est l'entrée principale du Coupe Chou.
Le Coupe-Chou, s'agrandit et l'on passe d'une maison à l'autre par des escaliers et d'étroits couloirs... C'est un restaurant élégant, discrètement ouvert sur l'étroite et pittoresque rue de Lanneau, au flanc de la montagne Sainte Geneviève, près du Collège de France, de la Sorbonne et de la Contrescarpe, il a pour cadre ces maisons anciennes du Vieux Paris dont on aime se rappeler l'histoire.
La salle de l'Abbé
Dans un coin, des marches en pierres descendent aux caves qui abritent les toilettes raffi nées où vous pouvez toujours entendre la musique discrète qui vous accompagne tout au long de votre soirée. Un escalier, à balustres de bois tourné Louis XIII, vous mène à l'étage et c'est une charmante salle à manger aux murs patinés de vert sombre où se dessine l'ancienne ossature à pans de bois. Quelques marches, voici la Conciergerie, salon aux profonds fauteuils de velours, bergères et petits guéridons, vous venez prendre l'apéritif en croquant des feuilletés chauds, vous commandez et passez à table quand c'est prêt ! Puis vous accédez dans la salle du barbier qui a conservé ses tommettes, sa cheminée, ses poutres, ses colombages... Trois marches, une porte, et vous êtes dans la bibliothèque où le couvert vous attend, vous traversez une salle à manger boisée aux gravures anglaises où un joli feu de bois crépite ensuite vous accédez au jardin d'hiver...
La bibliothèque
Notre Dame, la Seine, la Contrescarpe, le quartier latin, la rue Mouffetard, le Panthéon sont les témoins de notre histoire, que le Coupe-Chou sait si bien, le temps d'une soirée inoubliable, nous faire revivre. En restaurant les caves du Coupe Chou, les propriétaires ont découvert les vestiges d'une cité gallo-romaine, datant de 170 ans après Jésus-Christ, contemporaines de l'empereur Marc Aurèle : des conduites d'eau chaude, une piscine gallo-romaine, des poteries du XIIème siècle, des statuettes et d'anciennes plaques moyenâgeuses des rues Chartière et du Mont Saint-Hilaire (ancien nom de la rue de Lanneau) dont le «Saint» a été buriné pendant la révolution. Aujourd'hui, on peut admirer ces plaques derrière le bar du Coupe-Chou.
La conciergerie
Imaginez le roi Henri IV venant retrouver, en face du Coupe-Chou, la belle Gabrielle d'Estrée... Imaginez un barbier qui, au XIIIème siècle, tranchait la gorge de ses meilleurs clients, avec un coupe-chou (nom du rasoir qu'il utilisait) et le charcutier d'en face en faisait de célèbres pâtés. Au XIXème siècle, un berger habite au cinquième étage de cette demeure avec ses chèvres. Il les mène tous les jours à Belleville et chaque soir, le troupeau grimpe les marches qui mènent à la chambre du berger.
Le bar à l'entrée
A deux pas de la rue du Mont Saint-Hilaire, la rue Jean de Beauvais et la rue Chartière forment, autour d'un puits foré par l'Abbé Certain en 1572, une place. De nombreuses maisons ont malheureusement disparu. Les bases de ce puits existent toujours, on peut les voir dans le deuxième sous-sol des caves du Coupe-Chou.
Dès le XIVème siècle, Tous les étudiants des collèges et universités du quartier : Collège de la Sorbonne, Collège Coqueret, où étudièrent Ronsard et Du Bellay, fondateurs de la Pléiade, fréquentent assidûment ces ruelles. Jusqu'en 1880, la rue du Mont Saint Hilaire, petite ruelle, compte 14 librairies ! Aujourd'hui, cette rue est rebaptisée rue de Lanneau.
En 1803, un restaurant « Au Puits Certain », aujourd'hui le Coupe Chou, est célèbre grâce à un chroniqueur, Monsieur Ducray-Duminil, précurseur de Gault&Millau, qui écrivait « Monsieur Gauchois mérite des autels pour ses «têtes de veaux farcies au Puits Certain» qui font souvent tourner la sienne, par la multitude de demandes dont il est accablé. Enfin, tout ce qui sort de sa modeste et peu apparente boutique (rue du Mont Saint-Hilaire) dont lui seul gouverne le four et dont il fait les honneurs avec une simplicité et une modestie digne de l'ancien régime, atteste l'artiste le plus distingué et le plus consommé dans son art. » Dans ce quartier du cinquième arrondissement de Paris, tout vous parle de l'ancienne cité médiévale, le tracé tortueux des ruelles, les pavés inégaux, les hautes façades ventrues des maisons. Vous êtes au coeur même de la ville : la muraille de Philippe Auguste qui ceignait Paris au début du XIIIème siècle, subsiste encore au 3 rue Clovis, massive et couronnée de lierre.
1. Posté par
richardson
le 29/10/2005 23:57
2. Posté par
paula wallem
le 16/02/2006 20:52
the most romantic restaurant in Paris, amazing food, amazing service and the place is absolutly beautiful. Thank you for a wonderful evening. We'll be back next time we are in Paris!
3. Posté par
Théosane Kimm
le 20/03/2006 15:00
je cherchais depuis quelques semaines un endroit mythique à Paris, pour en faire un lieu de rencontre entre les personnages principaux de mon prochain roman. Les grandes curiosités touristiques de Paris sont hélas assez profanisées. Et puis, je me suis souvenu d'un dîner au Coupe-Chou, de ma joie de découvrir une ambiance aussi raffinée et chaleureuse, mais aussi de mon appétit qui s'éveilla en mangeant, car tout y était bon. Je vais donc finir mon chapitre du roman et je me précipiterai de réserver une table à deux au Coupe-Chou, avec celui que j'aime.
4. Posté par
ragno ange
le 22/05/2006 22:55
J'ai beaucoup apprecié l'accueil et la cuisine de ce tres fameux restaurant continuez toujours ainsi. président de l'amicale Corse Belgique .
5. Posté par
Emanuele Bertodo Chiorino Principe di Biella
le 05/02/2007 18:34
My favourite resto in Paris since 1992: 15 years of great dinners and extremely cozy atmosphere: thank you for existing
http://www.wwt.it
6. Posté par
Jean-Luc
le 13/03/2007 15:58
7. Posté par
marcli figueiredo
le 18/03/2007 00:04
Jai eu le bonheur de vous connaître ,depuis 1986. Aprés ce jour lá mon mari et moi ,nous allons nous réjoindre au Coupe Chou toutes les fois q nous sommes a Paris.
Nous adorons votre restaurent,il est "SUPER"!!!
Ainsi nous enseignons a nos amis qui vont a Paris votre adresse,et quand ils retournent ils sont enchantés comme nous.
A Bientôt
http://mrdgf@uol.com.br
8. Posté par
Basim
le 20/05/2007 12:49
I dined at your restaurant almost 1 year ago! It was a life changing event and Im really not jokiing. I had the monk0fish, and i was almost in tear of joy!! I still remember the taste. Thank You! Without a doubt the finest meal I have ever had.
Basim (London/Sheffield/Birmingham)
9. Posté par
sergio ripamonti
le 01/02/2008 11:46
dopo vari anni che vengo da voi ancora oggi provo emozioni e tutti gli amici che vi ho inviato sono stati piu' che soddisfatti.
peccato non potere piu' fumare il sigaro con armagnac nella congierge.....
ciao sergio
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